Maquette non générative : les paramètres permettent d’explorer l’interface, puis ce bouton fait défiler trois hypothèses préparées.
Sérigraphie sur toile, 150 × 200 cm. Trame demi-teinte issue d'un relevé bancaire agrandi ; aplats saturés (cyan, magenta, jaune primaire) se substituant aux montants effacés. Bordure non peinte laissant apparaître la toile brute, citant le cadre-témoin du minimalisme.
Cette pièce reconduit le vocabulaire sériel du pop — la répétition, l'aplat, la référence au document imprimé — pour l'appliquer non plus à l'icône commerciale mais à l'instrument le plus intime de la précarité contemporaine : le relevé de compte. En substituant la couleur aux chiffres, l'œuvre rend illisible ce qui était strictement comptable, déplaçant l'attention du montant vers la texture visuelle de la dette elle-même. Le geste rejoue une rupture propre au réalisme social — rendre visible ce que l'économie préfère abstraire — tout en conservant l'ironie distanciée du pop.
Présentée dans le cadre du parcours « Comptabilités sensibles », cette œuvre s'inscrit dans une relecture critique de l'iconographie financière post-2008, en dialogue avec les pratiques d'archive du réalisme social des années 1930.